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mardi 26 décembre 2017

"Bonnes résolutions" : quelques ressources pour dire MERDE à l'Argument Santé™ des grossophobes


Çaaaaa y est : un des deux gros réveillons de la fin d'année est passé. Les média et les discussions de la machine à café vont passer de comment-faire-de-supers-repas-de-fêtes-mais-ne-surtout-pas-prendre-un-gramme aux satanées "bonnes résolutions".
Je ne vous apprends rien en vous disant que ces dernières sont souvent centrées sur l'alimentation, le sport, la perte de poids, l'apparence, et que la grossophobie se cache à peine entre les lignes de ces sujets.
Et puisque la "morale" qui veut continuer de diaboliser toujours plus le gras s'appuie systématiquement sur le fameux Argument Santé (le point Godwin de toute discussion autour du poids et de la grossophobie), pour cacher sa gêne esthétique face au gras...
Cette pratique s'appelle le "concern trolling", autrement dit, prétendre être allié.e d'une cause pour mieux faire passer sa critique de cette dernière.

En ce 26 décembre 2017, j'enfile donc mes oreilles de lutin vénère pour vous poster quelques liens utiles pour faire un peu de désintox chez ces trolls zélé.e.s de la détox...

 

"Ouiiiiiiiii, mais être gros c'est forcément être en mauvaise santé"

Il existe de nombreuses contre-études quant à cette case du bingrossophobe, l'une de ses porte-paroles est Traci Mann, auteure du livre "Secrets From the Eating Lab: The Science of Weight Loss, the Myth of Willpower, and Why You Should Never Diet Again" (Secrets du laboratoire de la nourriture : la science de la perte de poids, le mythe de la volonté et pourquoi vous ne devriez plus jamais faire de régime), qui milite pour qu'on arrête de se focaliser sur le poids en matière de santé, et que l'on s'intéresse réellement à ce qui tue effectivement les gros.ses (la sédentarité/l'isolement, la précarité, l'accès compliqué aux soins médicaux).


(on adore _NON_ le visuel déshumanisant choisi par la BBC pour illustrer le sujet, uhhh...)

"L'Argument Santé est un fait rationnel et objectif dans le débat sur le surpoids et l'obésité"

Lors de son intervention à la journée "Grossophobie, Stop" à l'Hôtel de Ville de Paris le 15 décembre 2017, Jes Baker a évoqué plusieurs études qui démontent la corrélation "obligatoire" entre gras et mauvaise santé (elles sont citées dans les sources de son livre "Things No One Will Tell Fat Girls", qui, selon une source proche, aurait pour ). Elle a dit qu'elle en parlait régulièrement lors de ses interventions en milieu scolaire ou universitaire, et qu'on ne croyait ces propos que lorsqu'elle montrait que les scientifiques ayant conduit ces études étaient... minces. Alors pour l'objectivité de votre Argument Santé, on repassera, hein, Jean-Mi !

D'ailleurs, il aussi est important de rappeler qu'aujourd'hui on parle de santé des gros.ses en matière d'Indice de Masse Corporelle, ce truc totalement imprécis et arbitraire, vous savez... La fat activiste Ali Thompson (Mean Fat Girl), de Ok2BeFat, a lancé une série de vidéos pour vous prouver à quel point le concept d'IMC est ban-cal :



"Nan mais arrête, on se soucie aussi bien de la santé des minces que des gros.ses hein, stop la victimisation !"

Dans son livre, "There Is No F*cking Secret: Letters From a Badass Bitch", Kelly Osbourne a parlé de son passé de grosse en ces termes : "En ce qui concerne les média, j'étais bien plus harcelée à cause de ma grosseur qu'à cause de mon addiction aux drogues et mes cures de rehab. Après tout, les gens beaux vont tout le temps en rehab, donc c'était presque acceptable. Alors qu'être grosse, non". Arrêtons deux secondes de faire comme si on mettait toutes les questions de santé publique au même niveau siouplé, vos "arguments" découlent simplement d'un système médical profondément grossophobe.


De plus, s'il est désormais prouvé que les médecins passent à côté du diagnostic de leurs patient.e.s gros.ses en leur prescrivant un régime quelle que soit la liste des symptômes, ils ont aussi naturellement tendance à considérer les minces comme "automatiquement en bonne santé"... Et manquer le coche là aussi, question qui a également été évoquée à l'event Grossophobie Stop, entre Daria Marx de Gras Politique, Gabrielle Deydier et Sylvie Benkemoun du GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids).
Quand Bevin Branlandingham, de Queer Fat Femme, dit que les minces entretient un système grossophobe qui les blesse elleux aussi... Il n'y a sans doute pas d'exemple plus parlant de cette affirmation.

"C'est pour ton bien"



Harceler les gros.ses jusqu'à ce qu'iels (re(re(re(re)))*)fassent un régime, puis se reprennent l'inévitable (à moins de rester au régime à vie, cimer le trouble du comportement alimentaire) effet yoyo dans les dents, jusqu'à ce qu'iels risquent leur vie sur une pétain de billard pour se faire mutiler un organe sain et reprendre du poids là aussi au bout de quelques années (à cause notamment du manque de suivi), tout en accentuant anxiété, dépression, pensées suicidaires chez les concerné.e.s... c'est clairement pas une approche "bonne" ou "saine". C'est juste une solution pour calmer l'irritation oculaire que provoque le gras chez toi, à court terme. Occupe-toi de tes petites fesses à toi chaton, veux-tu ?

*ben non scoop du siècle, on sait qu'on est gros.ses, t'es pas lae premier.e malin.e à me suggérer de maigrir pour résoudre tous mes problèmes d'un coup de baguette magique tu sais...

"Le sport c'est le truc le plus sain au monde de toute façon"

Primo, va dire ça aux genoux des joggeurs.euses, Marie-Églantine !
Secondo, les machines de sport si prisées par la culture du fitness nous viennent tout droit de l'univers carcéral, déso pas déso, mais ça peut juste être bon signe pour personne.




Un peu facile comme réponse ?
Ben pas tellement plus que l'injonction au sport comme remède miracle, en fait : associer les gros.ses à la paresse est un stéréotype qui entretient leur isolement, les violence qu'iels endurent.

"Si je peux, tu peux !"

Tu vas te calmer tout de suite avec ton empowerment capitaliste à trois francs six sous, Macron.
Ni toi ni moi n'avons les mêmes privilèges, déjà, et surtout, nous ne sommes pas bâti.e.s pareil donc nous demander de performer exactement les mêmes choses est tout simplement absurde.

L'association américaine HAES (Health At Every Size), qui regroupe des soignant.e.s engagé.e.s à considérer lae patient.e comme un tout et non juste son poids ou son apparence pour lae soigner, a fait une vidéo très pertinente pour démontrer cette arnaque (c'est en anglais, mais on peut à la fois activer les sous-titres et la traduction dans la barre de réglages, si vous en avez besoin) :

D'ailleurs, l'HAES n'est pas la seule asso à se pencher sur ces questions. En France, nous avons le GROS (Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids), qui rassemble des professionnel.le.s de santé qui proposent une vision critique de la culture de la minceur dans son ensemble, et une approche non biaisée des soins pour les gros.ses.

"Si la grossophobie était une vraie oppression, jusque chez le médecin, il y aurait des associations, on en parlerait..."

Mais tu as tout à fait raison, t'en parler est justement ce que je suis en train de faire. Je t'invite à donc faire un tour chez Gras Politique ou encore Allegro Fortissimo, et te renseigner sur la campagne "Grossophobie, stop" de la Marie de Paris.




Un peu de lecture... EN SILENCE, avant de reprendre la parole sur le sujet (en levant la main !).




***



J'ai volontairement été un peu plus concise qu'à mon habitude (j'ai mis un max de liens !), chépa vous, mais perso, chuis épuisée. J'écrirai à nouveau sur cette thématique plus tard, plus posément. Mais quoi qu'il en soit les ressources sont là pour qui veut bien les lire dans l'idée d'apprendre et vous ne "devez" de pédagogie à personne. Les faits sont là pour qui veut bien prendre le temps de chercher un peu, d'écouter, et si votre interlocteur.rice grossphobe ne veut rien entendre, vous n'avez pas pour mission sacrée de lae convaincre (c'est là que vous pouvez prendre le relais, cher.e.s allié.e.s minces ;) ) : la priorité est de vous préserver VOUS.

Et pour finir, je vais enfoncer une porte ouverte, mais comme ça fait vachement moins mal aux épaules qu'un mur comme ceux qui se dressent souvent face à nous, j'me dis que ça fait pas de mal : en bonne santé ou pas, les gros.ses ne sont pas des sous-êtres humains. Nous sommes tout aussi légitimes que les minces, quel que soit la teneur de leur bilan médical, pour prétendre au respect, à la considération, à la représentation, à une vie tranquille loin des injonctions non-sollicitées et du harcèlement normatif, au bonheur.

Puisse l'année-2018-année-de-la-cellulite (je crois bien que c'est une trouvaille de Gras Politique^^), qui arrive sonner le glas de la grossophobie !


mercredi 20 décembre 2017

Grossophobie : 5 idées pour mieux vivre la période des fêtes


L'an dernier, pour cette période si particulière qu'est celle des Fêtes de fin d'année en matière de grossophobie, de body shaming, "d'humour" oppressif et d'injonctions contradictoires vis-à-vis de la bouffe tout autour de nous (quand c'est pas l'entourage ce sont les collègues, les réseaux sociaux, les kiosques à journaux...), j'avais rédigé une série de trois articles au sujet des repas de famille.

Comme c'est valable tous les ans, je vous en reposte les liens ici avant d'attaquer une nouvelle floppée de posts dédiés à ce moment à la fois aimé et redouté de l'année, que l'on célèbre ces grandes occasions dans une tradition, une autre, les deux, ou pas du tout :

* Repas de famille (mais pas que) : le bingrossophobe de poche pour les fêtes (mais pas que non plus)
* Repas de famille (mais pas que) : 100 sujets de conversation plus intéressants que le régime
* Repas de famille (mais pas que) : et si on se complimentait autrement ?

Pour essayer de bien finir 2017, je vous ai préparé encore quelques articles, que je posterai durant les derniers jours de décembre, autour des deux gros réveillons. Commençons donc par quelque chose d'ordre général, afin d'entrer en matière...

Grossophobie : 5 idées pour mieux vivre la période des Fêtes

Dessin par M-A Izu Illustrations, utilisé avec son accord :)

(Cette image représente une scène de Noël à la maison. Une femme noire et grosse accroche une étiole dorée sur le haut du sapin , perchée sur une chaise en bois, tandis qu'une petite fille racisée elle aussi, au pied du sapin, sort les guirlandes d'un carton. À côté d'elle, une dame aux cheveux courts en fauteuil roulant orné d'un drapeau rainbow accroche une boule en souriant. Dans le fond, une personne blanche à la barbe et aux cheveux turquoise, avec des lunettes, s'affaire iel aussi à décorer l'arbre. Sur le côté se trouve un écran qui diffuse les images d'un feu de cheminée)

Faire le plein de représentations gros*ses festives sur #FatventCalendar : le Graslendrier de l'avent

Que ce soit sur Facebook, sur Twitter ou sur Instagram, le principe de ce calendrier de l'avent du gras est simple : des illustrateur.ices postent chaque jour un nouveau dessin de gros*se, loin des représentations négatives mainstream. Comme nous sommes déjà fin décembre, vous allez pouvoir en découvrir plein d'un coup, et promis, ça va vous mettre du baume sur votre petit cœur tout doux !



Merci à Lucie Larousse d'avoir lancé l'idée, et à tou.te.s les personnes qui ont participé à la fatoyance de ce projet de tout leur talent.

C'est une initiative récente et "de saison", mais mon invitation à faire le plein de représentations diverses, proches de notre réalité non "épurée" au casting puis photoshoppée, est universelle. Explorez les hashtags fat et body positive comme #FatPositive, #EffYourBeautyStandards, #FatGirlsCan, #CelebrateMySize, #Fatspo, #FatAndProud ou encore #RespectMyRolls.

Et puisqu'on en parle, j'ai découvert il y a quelques jours le travail photo de l'artiste Shoog McDaniel, et je crois que je ne m'en remettrai jamais... Alors je partage (juste un tout petit échantillon de ses clichés bouleversants) :












Saboter le système : contre attaquer les injonctions à la minceur et la grossophobie là où elles s'exercent !

My Mad Fat Diary: Season 2 Episode 2
(Ce gif montre Rae Earl, de la série My Mad Fat Diary, mettant le feu à une affiche publicitaire normée pour de la lingerie)


Alors clairement, on va éviter de réduire la ville en cendres, même si c'est pas l'envie qui manque... Mais on peut toujours taguer une affiche dans le métro ou dans la rue, à l'aide d'un marqueur pour les plus rebelles, ou d'une craie pour les plus timoré.e.s (point de jugement ici, je fais partie de la seconde catégorie^^). Et si vous vous sentez d'affronter la foule d'un grand magasin ou d'une librairie, vous pouvez aussi aller coller des post-its dans des livres "fitspiration" qui causent régime et perte de poids, et ça marche aussi pour les magazines féminins du kiosque à journaux en bas de chez vous, d'ailleurs. Cette démarche, certes un peu stressante, va à la fois vous soulager... Et peut-être changer la vie d'une personne : celle qui lira votre message.

Quoi écrire ? Ce que vous évoquent les affiches fitness, les titres grossophobes des magazines, les conseils assassins des livres sur le régime, avec vos mots à vous. Que ce soit de la rage, ou un conseil tout en bienveillance, cela aura l'effet escompté. Et si l'inspiration vous manque, allez au plus simple, comme les autocollants "sexiste" que l'on peut voir sur certaines affiches publicitaires dans les grandes villes, par exemple avec un "grossophobie, stop", "la culture du régime tue", "c'est cette société qui est moche, pas toi", ou tout autre formulation qui vous viendrait à l'esprit.

Solliciter l'attention de son entourage, ou de sa timeline, pour contrer la grossophobie ambiante

On peut critiquer les réseaux sociaux sur beaucoup d'aspects, à raison. Mais ils sont aussi un chouette vecteur de positivité ! Si vous demandez du soutien à votre timeline, elle vous le donnera, promis : c'est plus simple que d'aller demander "à l'aide" directement à quelqu'un.e, et cela promet une vague de bonnes ondes comme vous n'imaginez pas.

(Ce gif est un fanart de Steven Universe, qui montre Steven tout heureux dessiné de contours roses, entouré d'étoiles pétillantes, le texte, bleu ciel dit "tu es si merveilleux.se !!")


Les "challenges" et autres jeux que l'on peut voir passer sur Twitter ou Facebook sont absolument parfaits pour ça : rapides et non encombrants pour les messageries privées de vos contacts.
Si vous postez cette image, par exemple (il en existe plein d'autres, vous pouvez aussi créer la votre, en français puisqu'on en parle^^), ça va se faire tout seul...

(Sur fond rose saumon, le texte dit "Repostez cette image et déconnectez-vous pour une heure, laissez vos followers écrire quelque chose de gentil à propos de vous. Revenez ensuite lire tous ces messages positifs, puis taguez 10  personnes à votre tour pour répandre les bonnes ondes")

Et c'est un chouette exercice en temps de crise face à l'adversité (un repas de famille, au hasard) !

Mais vous pouvez aussi :

Vous donner le défi de trouver des choses positives à trouver au fur et à mesures des likes avec ce type de jeu...

(Sur fond mauve, le texte dit "un like = une bonne chose qui s'est produite en 2017")


Ou demander à ce qu'on vous envoie des gifs mignons de chats, chèvres, pandas, renards, ornithorynques, hérissons, lamas, capybaras ou canards (ce qui vous fait craquer quoi) parce que vous en avez besoin... Vos ami.e.s et connaissances se feront un plaisir d'aller chercher tout ça pour vous redonner le sourire ! D'ailleurs, vous pouvez tout aussi bien dire que vos DMs sont ouverts parce que vous avez besoin de parler à quelqu'un.e, ça marche aussi.
Et NON, vous n'allez pas "déranger" ;)

(Ce gif montre un raton laveur qui câline un chat tigré)


Et si vous avez la chance d'avoir des proches sur qui vous pouvez toujours compter... n'hésitez pas à leur écrire ou les appeler (s'iels sont okay avec le téléphone, et que vous aussi), vous accorder une bulle de douceur rassurante pour recharger les batteries en milieu hostile. Même si ce ne sera pas forcément possible dans la seconde.

(Ce gif dessiné montre une coccinelle dans un cadre jaune, elle fait défiler les pancartes aux messages positifs comme "tu es belle.eau", "tu es aimé.e", "tu es vivant.e pour une raison", "on a besoin de toi", "tu es plus fort.e que tu ne le crois")


Sortir l'accessoire militant et/ou positif contre la grossophobie qui vous donne de la force

Certes, les tee-shirts, badges ou autres accessoires couverts de slogans ou dessins revendicatifs ne sont pas forcément ce que vous aviez en tête pour votre tenue de fête (si tel était votre plan). Mais on a tendance à sous estimer leur puissance, alors qu'ils peuvent agir comme de véritables talismans pour affronter la négativité et les remarques/blagues oppressives : n'hésitez pas à sortir vos trésors porte-bonheur pour l'occasion, si vous en avez (perso, j'ai un collier Gros Cul de Félicie Aussi, et un bracelet Graisse Divine que j'ai fait à la main, ou encore un tee shirt "Diet Culture Dropout" de Chubby Cartwheels qui m'accompagnent très souvent).

Leur message donnera le ton à votre place, et quand bien même on viendrait vous chercher... Vous pouvez vous contenter de pointer du doigt ce qu'il y a d'écrit ou dessiné dessus avec un grand sourire, pour couper court à la conversation. Ou simplement les regarder en laissant votre interlocuteur.rice parler dans le vide. Il n'y a pas "une" bonne manière de faire, c'est toujours le bon moment de découvrir celle qui vous parle le plus, car il y a fort à parier qu'elle vous servira encore pour les années à venir^^

Si vous n'avez pas ça sous la main, si vous n'avez pas les sous ou le temps pour commander ce truc fab' qui pourrait vous donner ce surplus d'endurance face aux propos désobligeants de votre entourage, vous pouvez vous en fabriquer un.

Comment ? En brodant un texte, ou un dessin, sur l'un de vos vêtements à l'aide de fils de couleurs, en fabriquant un bracelet ou un collier à message à l'aide de perles alphabet, en vous créant une broche ou un pendentif avec du "plastique dingue", en détournant un badge que vous possédez déjà avec du vernis à ongles et un marqueur...

Et si vous n'avez rien qui puisse s'utiliser sous la main ni l'énergie de bricoler, c'est okay. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, vous écrire un petit mot rassurant au creux du poignet, ou sur le haut des jambes (que vous pourriez voir en remontant une jupe ou un short tout en étant à table, par exemple), comme une sorte d'antisèche magique de positivité !

(Ce gif est un extrait du dessin animé Mulan, on la voit en train de se faire une antisèche sur l'avant-bras)


Se souvenir que... ça avance, qu'iels le veuillent ou non !

Ouais, 2017 a été particulièrement pénible sur un tas de plans, je ne vous ferai pas l'affront de faire une liste, ni de vous faire un dessin, vous-mêmes, vous savez. Mais le 15 décembre a eu lieu quelque chose d'assez inédit : une journée #GrossophobieStop a été organisée par l'Hôtel de Ville de Paris.



Ce n'était pas parfait, mais symboliquement, c'était fort : les média vont mieux se pencher sur la question de la grossophobie, d'autres villes vont suivre, les institutions aussi, nous allons nous faire entendre et obtenir l'application de nos revendications.

Nous sommes du bon côté de l'histoire, et nous pesons plus lourd que tous ces fichu.e.s grossophobes réuni.e.s, en vrai, nous finirons par les écraser si iels ne décarrent pas de notre chemin. Les choses avancent lentement, très lentement, trop lentement, mais elles avancent.

(Ce gif montre Homer Simpson sur un tracteur, torse-nu, ses bourrelets "bloblottent", son véhicule affiche une pancarte qui dit "je bloblotte pour la justice")


Je suis intimement persuadée que nous vivons quelque chose de fort et de vrai en ce moment, et on peut grandement remercier le collectif Gras Politique (qu'il faut courir suivre si ce n'est pas encore le cas) pour cela ! D'ailleurs, notez bien la date du dimanche 14 janvier : 2018 commencera bien car Gras Po' organise les États Généraux de la Grossophobie à Paris !

(Ce gif montre Ursula, de La Petite Sirène, qui fait un sourire maléfique qui s'éclipse dans un fondu au noir)

Écrivez-leur pour vous inscrire, en tant qu'asso, ou individu.e.




***



Et comme chuis pas fichue d'être concise ni de m'en tenir à 5 idées, car comme mes "poignées d'amour", je déborde... Je vous recommande aussi d'aller découvrir les propositions d'autres blogueuses, vlogueuses et militantes pour mieux vivre cette période de festivités de fin d'année :

Les cartes à imprimer de Jes Baker contre les remarques grossophobes, notamment sur la bouffe

Ces cartes (en couleur sur son site) disent : "➡️ Ceci est un.e adulte qui est complètement capable de prendre des décisions alimentaires de manière autonome. Merci beaucoup !", "euh déso mais qui t'a demandé ton avis au juste ?", "J'apprécierais vraiment que vous gardiez vos opinions sur ce que je mange pour vous. MERCI".

Les cartes à imprimer de Dances With Fat

Sur le même principe que celles dont je vous parle ci-dessus, la blogueuse fat positive Ragen Chastain de Dances With Fat a utilisé des photos de ses toutous pour créer des petites cartes contre les remarques déplacées sur le poids et la bouffe.

  
La première image, sur fond gris, montre un petit chien mécontant, le texte dit "Parle moi de ton régime, je te raconterai ma digestion. Trop de détails dis-tu ?"

La seconde image, sur fond jaune, montre un petit chien interloqué, le texte dit "Est-ce que j'ai vraiment besoin de manger ça ? Non. Mais le fait d'utiliser ma fourchette pour manger m'empêche de te planter avec."

La troiisème image, sur fond vert, montre un petit chien à l'air jovial, toute langue dehors, le texte dit "Tu dis que tu as une opinion à propos de mon alimentation ? Tu sais quoi ? Tout l'monde s'en fout !"

Vous pouvez vous faire les vôtres en français, avec vos mots, que ce soit en les imprimant ou en passant une après-midi à faire du scrapbooking ;)

D'ailleurs, ça me rappelle que l'an dernier, je vous avais bricolé un petit bingrossophobe, ça fait aussi son petit effet :


La possibilité de poser une question à Jessamyn Stanley


I love listening to y'all's voicemail questions for my podcast "Jessamyn Explains It All"- it's like hearing from long lost friends. A few people have started their messages with statements like "this isn't really about yoga but..." It occurred to me that most of y'all probably think yoga is only stuff that happens on/near a yoga mat. But that's just the beginning. Honestly, y'all- yoga is literally EVERYTHING. Relationships? That's yoga. Politics? Fucking yoga. That fight with your coworker/parent/child? #YOGA. Social unrest and upheaval? That's yoga, too. Yoga is about the light and the darkness of life- it's not just about poses or physical practice. All of your questions are valid- don't be afraid to call in just because you've never stepped on a yoga mat or taken a class. The @stitcher_podcasts show launches in mid-January but you can leave a voice message or shoot me an email whenever you want- my phone # is 984-329-2185 or you can email info@jessamynexplainsitall.com! Photo by @justincookphoto
Une publication partagée par Jessamyn (@mynameisjessamyn) le

Cette pionière du fat yoga s'efforcera d'y répondre dans son prochain podcast. D'ici là, explorer son compte Instagram vous redonnera une semaine de sourire par minute passée dessus, elle est merveilleuse : suivez-la !

Le Tumblr Fat People Flipping You Off : une véritable promenade de santé contre la grossophobie

(Cette image montre deux femmes grosses qui font des doigts d'honneur à l'objectif. En tenue de fêtes, d'immenses noeuds à pois blancs dans les cheveux, elles portent des lunettes de soleil dorées représentant deux mains faisant des doigts.)

Pour évacuer votre colère et faire le plein de puissance fatoyante, rien de tel que de voir une floppée de gros*ses fier.e.s qui tendent le doigt bien haut ! Fun fact : ce Tumblr est à l'initiative de la fatbuleuse Substantia Jones, qui a aussi initié l'Adipositivity Project. Bref, rechargez les batteries, abonnez-vous !

L'éternellement pertinente vidéo de La Toile d'Alma sur l'humour oppressif, à regarder et partager sans modération !



Cette vidéo, datée du 23 décembre 2016, parle de la fragilité blanche et du racisme avant tout : c'est aussi un "marronnier" des fêtes, hélas, et une réalité au quotidien pour les personnes racisées.
Et Alma n'oublie personne en expliquant en quoi "l'humour" des catégories dominantes au détriment des personnes dominées (racisé.e.s, LGBTQI, grosses, en situation de handicap...) n'est pas sans conséquences, et nous donne des clés pour faire réfléchir les gens en face lorsqu'ils nous sortent ce type de "blagues". Un outil formidable à toujours garder sous la main au cas où, car on n'a pas le cul sorti des ronces avec tous ces "Jean-Mi" et autres Pimprenelles à remettre à leur juste place autour de nous... 

Se souvenir de cet habile conseil de Becky Brown, du blog Does My Blog Make Me Look Fat

Une publication partagée par Becky Brown (@boo_brown) le


Sur fond rose clair, ce post Instagram nous dit "Note à moi-même : Si t'as été capable de croire au Père Noël pendant genre 8 ans, tu peux croire en toi pour bien 5 secondes okay ? Tu gères.". 

Quel rapport avec la choucroute me direz-vous ? Juste un petit boost de confiance en vous, quelle que soit la stratégie que vous allez adopter contre un environnement grossophobe, passif-agressif ou carrément hostile et quel que soit le déroulé de la soirée, du week-end, de la semaine : vous allez y arriver. Votre force et votre résilience font de vous un.e warrior qui change le monde !

*****

Que la force soit avec vous 💙


(Ce gif montre le robot tout rond de Star Wars BB8 faisant le "pouce en l'air" avec son briquet intégré)


vendredi 23 décembre 2016

Repas de famille (mais pas que) : et si on se complimentait autrement ?

L'article sera un peu moins long que les deux précédents (dit-elle ayant déjà tapé 5000 signes, sans avoir fini^^), et un peu plus asbtrait. Là, je propose simplement quelques pistes à explorer pour être plus bienveillant.e.s envers nous-mêmes aussi bien que les autres via la manière dont on s'adresse à elleux au moment de leur dire quelque chose de positif. Parce que le compliment aussi peut être problématique, parfois, ou du moins comporter un second niveau de lecture un brin contreproductif vis-à-vis de nos intentions premières lorsqu'on ouvre la bouche pour le prononcer.

Avec les fêtes de fin d'année, il n'y a pas que les réunions de famille et autres repas à rallonge qui peuvent se révéler être de véritables terrains minés pour notre rapport à nos corps, notre bien-être, notre santé mentale... Car à ces occasions, il y a comme une sorte d'obligation de se pomponner, on dit bien "se mettre sur son 31", non ? Alors oui, pour celleux à qui ça fait plaisir de jouer le jeu, ben tant mieux, chacun.e ses outils pour s'auto-kiffer et pour celleux que ça gonfle : qu'on leur lâche la grappe. Mais vient ensuite la délicate question du compliment. Il peut faire plaisir, c'est même assez souvent le cas, selon comment il est formulé, et l'intention qu'on y met. Sauf que si on y réfléchit bien, nous renvoyer sans cesse à notre apparence, c'est nous y réduire.

La body positivity nous apprend à voir la beauté en nous, mais cela pour mieux nous faire dépasser la fascination envers le "joli", et nous aider à (re)trouver une légitimité, une confiance, un respect de soi, une écoute et une bienveillance envers nous-mêmes, et les autres ! Sans parler du fait que certaines des choses que vous allez relever chez l'autre risquent de réveiller en iel un trigger, au lieu de lui faire du bien.


Et si, pour changer, on évitait les compliments sur le physique lors des fêtes qui arrivent ? Ne serait-ce que pour l'expérience.

Je pense que le résultat peut être très intéressant, et nous faire changer certaines habitudes. Je vous propose donc un petit challenge : cette année, on évite les compliments sur le physique (en particulier les trucs passifs-agressifs du style "oh t'as minci, t'es vachement mieux comme ça" ou "dis donc t'as pris du cul, ça te va bien"), mais aussi les trucs bâteaux dans le genre "t'as d'beaux yeux tu sais". Faisons travailler nos méninges et notre empathie. Et si vos yeux vous supplient votre bouche dire au moins quelque chose face à la fabulosité de quelqu'un.e, complimentez plutôt sa tenue, son sens de l'accessoire, son habileté à se faire une coiffure sophistiquée... bref, quelque chose qui valorise aussi ses talents, pas juste son image.



Evitons aussi l'écueil des "ma belle" et cie : personne ne nous appartient, jamais, et c'est assez paternaliste, comme tournure et très très familier, aussi (perso je suis passée au "mon chat", "mon lapin", "mon caillou", "ma crotte", mais c'est réservé aux très proches !). Ah ben oui, tout de suite, ça fait cogiter à ce réflexe de sortir certaines phrases ou expressions toutes faites, hein ? Ben c'est le but de la manip, déconstruire tout ça, et voir ce que vous voulez ou non en garder, ce que vous souhaitez en changer, et comment.

Mais que dire de positif aux personnes qu'on souhaite complimenter alors ?

M'enfin, nous sommes tou.te.s TELLEMENT plus que nos _certes fabuleuses_ enveloppes corporelles ! Il y a un océan de compliments à votre portée qui ne concernent pas l'apparence de la personne que vous avez en face. Même si vous la connaissez peu, scrutez donc tout ce qui fait que vous la trouvez "belle", cette personne : il y a son rire, ses gestes, son parfum, la manière dont iel s'exprime, l'énergie qu'iel dégage, le puits de science et/ou de culture qu'iel semble être, son humour...

Et pour les gen.te.s que vous connaissez bien, que vous appréciez, aimez... les points positifs à souligner ne devraient pas manquer ;)



Pourquoi je vous bassine avec ces histoires de compliments à éviter/à essayer de privilégier :

A titre personnel, j'ai remarqué que plus ça va, plus les "t'es belle/t'es magnifique/t'es canon/t'as un beau ceci, un joli cela" me glissent dessus. Il y a quelques années, je m'y accrochais, j'en avais besoin, car je ne les avais jamais entendus, mais surtout jamais pensé (et c'est le cas de beaucoup de monde, y'a rien de mal à ça, et c'est bien pour ça que je propose qu'on s'intérroge sur le sujet plutôt qu'on mette tout à la poubelle ;) ). Sauf qu'aujourd'hui, les compliments agréables qui me réchauffent le coeur et résonnent agréablement dans ma mémoire ne sont pas ceux là, mais ceux-ci : "tu as une belle humanité", "tu me fais trop rire meuf", "tu es le bois dont on fait les nouveaux monde", "ta surempathie est ta plus belle qualité", "t'as une belle plume", "j'admire ton engagement". Bon, du coup, déso, le but était pas de me jeter des fleurs (je vous rassure, j'ai entendu et entends régulièrement tout un tas d'horreurs pour compenser hein ;) ), mais de vous donner des exemples concrets de la différence entre les deux types de compliments dont je parle.

Et riche de ce constat quant à mes propres réactions, j'ai aussi changé ma façon de m'adresser aux autres. Il n'est pas rare de m'entendre dire à quelqu'un.e qu'iel est lumineux.se, qu'iel est un soleil, qu'hiel rend le monde plus beau juste en existant, qu'iel est important.e/légitime/irremplaçable, qu'iel a une place très spéciale dans ma vie... et autres trus cul-culs (mais sincères, toujours) à souhaits, mais pas sur le physique. Et je remarque que "l'effet produit" est bien plus puissant qu'un classique commentaire, même très positif et enthousiaste, sur l'apparence de mon interlocuteur.trice. Ce qui ne m'empêche bien sûr pas, avec des personnes vis-à-vis desquelles je sais que c'est safe, de complimenter aussi le physique, l'allure générale, parfois. L'idée n'est pas de se débarasser de cette habitude là, mais de la questionner, et de ne pas s'y cantonner. Je suis sûre que si vous essayez, vous en tirerez des conclusions assez proches des miennes. N'hésitez pas à m'en faire part en commentaires ou dans les DM Facebook, Twitter ou Instagram, si vous voulez  ;)


L'année prochaine, j'espère pouvoir vous pondre un truc sur "comment accépter les compliments", second chapitre^^. Perso, c'est encore compliqué, mais je vais y travailler en 2017 :p

*****

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite d'être bien entouré.e.s pour les fêtes (que vous les célébriez ou non, on "subit" l'ambiance de toute façon..) et que les réunions de famille, ou équivalents, se passent le mieux possible. Je pense fort à vous et vous envoie tout plein de bonnes ondes, et tout mon amour. Courage ❤❤❤


jeudi 22 décembre 2016

Repas de famille (mais pas que) : 100 sujets de conversation plus intéressants que le régime

Hier, on parlait de couper court aux discussions toxiques sur le poids durant les repas de famille, qui sont particulièreent violentes de grossophobie lors des repas de famille où il faut à la fois bien manger et s'auto-flageler sur son "abus" de bouffe dans la seconde qui suit la déglutition. Aujourd'hui, on passe à l'étape supérieure, à savoir, répondre à l'angoisse suivante (valable aussi pour les discussions entre collègues, n'importe quel autre public, n'importe quel autre lieu, quand on ressasse les dangereux stéréotypes autour de la bouffe, des kilos, de la silhouette) : mais si on peut pas passer tout le repas de réveillon/de famille à parler de comment on va éliminer tout ce qu'on vient d'avaler, de pourquoi on ne prend pas de désert ni des kilos pris par Tartampion.ne... de quoi qu'on va causer ?

(là, c'est le moment où on réalise à quel point ces sujets de conversation sont omniprésents, tout le temps, et en particulier autour des grandes tablées des occasions particulières... j'en parlais notamment ici)

Rassurez-vous, y'a largement de quoi faire.

Et si jamais vous séchez...


Voici 100 sujets de conversation en vrac, lolilol, trolls ou (très) sérieux, qui seront beaucoup plus intéressants mais surtout moins néfastes que la dernière détox de Kate Middleton (pas d'ordre d'importance ou d'intérêt, encore moins de cohérence, c'est juste histoire de lister 100 pistes qui ne parlent pas de régime, de poids, d'apparence et prouver que c'est fucking possible^^) :

1) le dernier film que tu as vu au cinéma (ou en streaming, chez toi)
2) les recettes de ce que vous êtes en train de manger
3) la météo
4) le réchauffement climatique
5) tes plans (ou absence de) pour les prochaines vacances
6) est-ce que vous avez vu qu'en 2017, tous les jours fériés étaient rattachés à un week-end ?
7) la dernière série qui vous a fait kiffer
8) ce conducteur de métro qui a fait une blague, la dernière fois
9) la reproduction des coléoptères
10) quelle marque de lessive choisir
11) la déprime profonde des élections US
12) la déprime profonde des élections chez nous en 2017
13) les voisins du dessins qui sont vachement bruyants
14) t'as vu comme la lune est belle ce soir ?
15) ces groupes honteux qu'on adore en secret
16) les dernières photos prises avec le chat/le chien
17) l'augmentation du prix des timbres
18) l'augmentation (lol) du smic
19) Adama Traoré
20) les violences policières
21) le racisme institutionnel
22) la mignonceté insoutenable des antilopes naines
23) l'existence de tout plein d'animaux nains que tu savais même pas qu'ils existaient dis donc
24) team chat ou team chien ?
25) cuillère ou couteau pour la pâte à tartiner ?
26) les meilleurs jeux de société
27) la dernière vidéo stupide qui t'a fait marrer sur youtube
28) la dernière info qui t'a foutu en pétard
30) les arc-en-ciels lunaires
31) la dernière mise à jour de Pokémon Go
32) le pic de pollution
33) ton crush
34) pour ou contre le retour de la coupe mullet
35) le patriarcat
36) le blantriarcat
37) la cishétéro-normativité
38) les énergies renouvelables
39) la chanson que t'arrives pas à faire sortir de ta tête
40) les meilleurs souvenirs d'enfance
41) les pires bêtises que t'as fait plus jeune
42) ces numéros inconnus relous qui t'appellent
43) le harcèlement de rue
44) le dernier livre que t'as lu
45) l'album que t'écoutes en boucle en ce moment
46) la dernière cuite que toi et/ou tes potes avez pris
47) ton dernier epic fail
48) ton dernier epic win
49) les enfants, si t'en as, si t'en veux, si tu les aimes pas
50) pourquoi "42" ?
51) les Balkany
52) la justice à deux vitesses
53) Jacqueline Sauvage
54) les violences faites aux femmes
55) la lourdeur des complotistes
56) pourquoi il ne faut jamais lire les commentaires
57) toujours pas de bouton "j'aime pas" sur facebook
58) la fin de Vine
59) les derniers filtres marrants sur Snapchat
60) la dernière blague pourrie qu'on t'a racontée
61) l'utilité de la misandrie ironique
62) la nécessité de rire des dominants et non des opprimé.e.s
63) le dernier fou rire que t'as eu
64) le dernier truc qui t'a collé la larme à l'oeil
65) pourquoi les oignons font pleurer
66) pourquoi les dessins animés nous touchent plus que les films
67) pourquoi la mort d'animaux innocents nous touche souvent plus que celle des humains à l'écran
68) est-ce que Pluton est une planète, ou pas alors, quelqu'un a suivi ?
69) ce serait chouette d'aller s'exiler sur Mars là...
70) les extraterrestres existent-ils ?
71) ça se trouve ils ont vraiment fait demi-tour en voyant ce qu'on a fait de la Terre !
72) les robots prendront-ils le pouvoir sur nous un jour ?
73) l'intelligence artificielle peut-elle avoir une conscience, des sentiments ?
74) la lenteur des administrations
75) le truc que tout le monde adore et que tu trouves surfait
76) le truc que tout le monde critique mais que t'aimes bien
77) la prochaine saison de Game Of Thrones
78) pourquoi Game Of Thrones est problématique (entre autres)
79) pourquoi on peut difficilement faire autrement que de choisir ses combats
80) le prochain Miyazaki (oui oui)
81) le studio d'animation, Ponoc, monté par des anciens de Ghibli et son long métrage à venir
82) ils vont VRAIMENT sortir un cinquième Shrek ?
83) il sort quand déjà le prochain Star Wars ?
84) et le second volet des Animaux Fantastiques ?
85) Harry Potter et l'enfant maudit : t'en as pensé quoi ?
86) ce sera quoi la prochaine grande saga à captiver petits et grands ?
87) quel est l'album qui a rendu ton année 2016 moins pourrie ?
88) le clip que tu regardes en boucle en ce moment
89) la guerre en Syrie
90) pourquoi est-ce qu'on traite aussi mal les réfugié.e.s ?
91) pourquoi (l'extrême) droite ne parle d'aider "les SDF français" qu'en opposition aux réfugié.e.s ?
92) peut-on encore parler de gauche en France ?
93) verre à moitié plein ou à moitié vide ?
94) pain au chocolat ou chocolatine ?
95) beurre doux ou demi sel ?
96) ou plutôt margarine végétale DIY ?
97) la grippe/gastro que t'as eue ou à laquelle t'échappes pour l'instant
98) team thé-citron-miel ou team grog pendant la crève ?
99) dormir en pyjama, ou à poil ?
100) et si on prenait pas de résolutions qu'on tiendra pas cette année ?

Et y'en a tellement, tellement, TELLEMENT d'autres, pour tous les goûts et toutes les humeurs ! Vous n'avez plus d'excuses ;)


BONUS si vous souhaitez tant parler de ce sujet que ça, faites le par un angle qui change les choses, en bien :

101) pourquoi parler non stop de poids/apparence/régime/détox est toxique
102) pourquoi la grossophobie est une vraie violence, une oppression systémique
103) c'est plutôt chouette les mouvements fat positive et body positive !


***

Rendez-vous demain pour un troisième et dernier sujet body positive contre la grossophobie de Noël-mais-pas-que (si y'en a qui se demandent dans l'assistance, je kiffe les cadeaux, la période de l'année et la déco, mais j'le fête pas^^) ;)

Et la semaine prochaine on se concentrera sur les aspect body positive de 2016, car si cette année a été méga-pourrave sur plein d'aspects, elle a été plutôt chouette, dans l'ensemble, sur celui-ci et y'a drôlement besoin de se concentrer sur les avancées et autres petits bonheurs !

mercredi 21 décembre 2016

Repas de famille (mais pas que) : le bingrossophobe de poche pour les fêtes (mais pas que non plus)

La grossophobie est une oppression si puissante qu'elle a son propre marronnier. Et parmi les deux plus gros "events" lors desquels elle se fait le plus plaisir, il y a le retour des beaux jours pour "le corps de plage #bikiniready" et la fin d'année pour "les excès des fêtes". Tentons donc de nous préparer à contre-attaquer au shitstorm que nous réserve l'industrie du régime avant les dates fatidiques... Cet article sera le premier d'une "série" de trois avant le 25 décembre 2016.

Repas de famille : la foire aux propos oppressifs

Que ce soit durant les festivités de fin d'années, pour celleux qui les fêtent, ou à l'occasion d'anniversaires, réunions familiales ou que sais-je encore, les repas de famille ont tendance à être pénibles pour tout le monde. Notamment parce qu'on se retrouve nez à nez avec "l'oncle raciste", ou la mémé homophobe/lesbophobe/biphobe/transphobe et qu'on hésite toujours entre fermer sa gueule par gain de paix, ou l'ouvrir pour essayer de faire avancer un peu le schmilblick... On choisit ses combats : c'est normal, c'est ce qu'il faut pour trouver l'équilibre entre la profondeur de nos convictions militantes, et un minimum vital de bien être, surtout si tout cela a lieu en zone "hostile".


Mais, personnellement, j'ai lu pas mal d'articles en faveur de la "confrontation" suite à l'élection de Trump, et ça a fini de me convaincre que si on a les capacités émotionnelles et physiques de le faire (j'insiste sur ce point, car pas question de culpabiliser les personnes qui ne sont pas en mesure de mener ces combats car par exemple timides, angoissées et/ou neuro-atypiques, il ne s'agit pas de se mettre en danger et cramer toutes ses cuillères), c'est notre devoir de faire entrer un peu de lumière dans les esprits qui sentent le renfermé. Car la vague de conservatisme et de violences rétrogrades qu'on aperçoit à l'horizon, il va bien falloir la contrer, et ça ne se fera pas sans nous. S'asseoir sur sa tranquillité d'esprit une à deux fois par ans, en espérant que nos argumentaires auront un effet boule de neige ensuite, c'est un moindre mal comparé à ce qui nous attend si on essaie pas plus de se sortir les doigts, au niveau individuel, quand on a l'occasion de faire la différence.

Vous reprendez bien une louche de grossophobie ?

Après, il y a différentes manires d'appréhender les sujets qui fâchent. Par exemple, l'humour. Tourner au ridicule certains "arguments" oppressifs en démontrant leur caractère prévisible, répétitif et totalement dépassé se fait très bien avec un bingo, comme il en existe vis-à-vis du féminisme, du racisme, des LGBTphobies, du validisme... Alors pourquoi pas un bingo de la grossophobie histoire de gagner quelques points, histoire de compenser les nerfs et l'espérance de vie perdus, face à du fat shaming (rappel : tous ces propos entretiennent, à leur échelle, la peur de grossir et donc la haine des gros.ses) ?


(oui, il est en comic sans ms, j'ai du me séparer de l'habillage galaxy du blog, laissez-moi un peu de kitsch pour vivre siouplé)

C'est une version simple et ultra-basique. Rien ne vous empêche de rajouter des cases, et les remplir des horreurs grossophobes que vous entendez aux repas de famille. Ou même entre collègues, d'ailleurs. Malheureusement, il y a de quoi en faire une encyclopédie en 26 volumes...

Si vous vous sentez de le faire, donc, imprimez-le ou faites-en un à la main, sortez-le, et cochez au fur et à mesure du repas et des échanges. Quand quelqu'un remarquera votre activité inhabituelle, ce sera l'occasion de mettre le nez des concerné.e.s dans leur caca, avec l'argumentaire, le ton et l'intensité que vous vous sentirez capables de donner.

Allié.e.s anti-grossophobie : ne manquez pas le coche !

Ce qui est chouette avec cet "outil", c'est qu'il est utilisable par les gros.ses, qui connaissent hélas si bien ces tristes lieux communs... mais aussi par les allié.e.s. Perso, j'ai tellement bassiné certain.e.s de mes ami.e.s minces avec mon militantisme qu'iels ne supportent plus les discussions à rallonge sur le régime, le poids des stars et/ou collègues et autres forme de bullshit grossophobe bieeen toxique et j'en verrais bien certain.e.s siroter leur verre d'un air mauvais en remplissant le bingo pour couper court à ces foutaises^^


Voilà qui me permet de répondre à une question qu'on me pose souvent à savoir : "que peuvent faire les minces, allié.e.s contre la grossophobie, de concret, outre relayer la parole des concerné.e.s ?". Vous pouvez vous servir de votre "crédibilité" de personne mince _qu'on ne va pas accuser d'être dans le déni/de faire l'apologie de l'obésité/d'être égoïste/de ne pas être objectif.ve ou autres horreurs dont les gros.ses qui ne font que défendre leur droit au respect et à la tranquillité sont accablé.e.s par dessus l'marché_ pour ne pas laisser votre entourage mariner dans sa grossophobie crasse. Comment ? En interrompant les blablas nausaébonds de cet acabit et en démontrant le caractère oppressif des propos grossophobes à vos interlocuteurs. Eh non, c'est pas simple, mais si vous voulez vraiment aider, va falloir vous y coller. Dites-vous que c'est showtime !

(encore mieux : vous pouvez faire ça toute l'année, cher.e.s allié.e.s ;) )

***


Quelle que soit votre situation, j'espère malgré tout que vous n'aurez pas besoin de (trop) vous servir de ce type d'astuces, et que ces fêtes et/ou moments en famille se passeront du mieux possible pour vous. J'en profite pour mettre un lien vers l'article que j'ai écrit l'année dernière sur le sujet, avec quelques conseils pratiques (et beaucoup de gifs) issus de ma propre expérience ici. 

Et comme cette année, j'ai "la chance" de ne pas pouvoir prendre de vacances et que toute ma famille habite à l'étranger, j'ai du temps pour vous pondre encore quelques articles autour de cette thématique. Rendez-vous demain pour la suite ;)


mardi 10 mai 2016

Des gros fails de la mode grande taille

Il y a quelques semaines, j'avais dans l'idée de remplumer mon dressing en vue du changement de saison. Épreuve que je gère environ deux fois par ans, car en tant que grosse je sais que les essayages, ou déballages de colis, auront leur lot de mauvaises surprises. Cette fois-ci, j'ai décidé d'en parler, étant dans une dynamique body posi plutôt sympa sur mes réseaux sociaux ces derniers mois. J'ai donc posté deux photos de fails de "la mode grande taille" et autres enseignes auto-proclamées "fat friendly". Très vite, il y a eu beaucoup de réactions sur Instagram, Twitter et Facebook. En particulier de la part d'autres nanas "pas minces", qui s'étaient souvent trouvées dans les mêmes cas...



Au début, ça m'a rassurée : non, chuis pas "difforme" (je le sais déjà, mais chaque passage en cabine d'essayage me fait douter, soyons honnêtes). Mais ensuite, j'ai eu la rage, encore plus que d'habitude quand j'aborde ce sujet épineux. Si tant de monde peine à s'habiller correctement, que font celleux qui les fabriquent, ces foutues fringues, hein ? J'ai donc eu envie de pondre un article sur la question, qui pourrait faire office de lettre ouverte aux marques auto-proclamées ouvertes aux personnes "plus size". Et pour qu'elle soit bien coquette et grassouillette, j'ai fait un appel à témoignages. Et pinaise, j'en ai eu !

C'est parti pour le pavé, au sens propre comme au sens figuré.

"Mode grandes tailles" : comme un arrière-goût d'arnaque

Avant toute chose, je précise (même si j'y reviendrai ultérieurement), qu'on a tou.te.s, TOU.TE.S, des galères pour s'habiller correctement, quelle que soit la circonférence de notre boule, que cela soit parfois, ou que cela soit systématique. Mais le cas des gros.ses est particulier. Sauf qu'il est déjà si difficile de s'habiller dès qu'on dépasse le 42 (et encore, il faut voir la tronche de certains 40 en magasin... z'avez un sens de l'humour tordu quand même) dans les enseignes mainstream que faire face aux mêmes déceptions avec des pièces annoncées comme spécialement conçues pour nos gros culs... c'est la double peine.




C'est si frustrant, si décevant, qu'on ne sait même plus contre qui on doit se fâcher parfois. Contre son corps impossible à habiller, ou contre tous ces contrats non-remplis par celleux qui prétendent habiller "les rondes", comme iels aiment tant les appeler ? Il faut croire que leur timidité à employer le mot "gros.se" n'est pas plus vendeur que de fabriquer aux personnes qu'il désigne des vêtements bien coupés. Et je ne parle même pas des choix de modèles très limité, du moins en France (il y a des petites, ou moins petites, marques très chouettes côté UK et US  comme par exemple Lindy Bop, Dear Curves, Rue 107, Smart Glamour, ModCloth, Ready To Stare, Chubby Cartweels...), pour habiller ces corps qui mettent la société dans l'embarras : du noir, du long, peu d'imprimés, du "classique". Et ce, toujours avec la fonction première de nous amincir. Ou devrait-on plutôt dire, de nous invisibiliser encore davantage.

Vous trouvez mes propos exagérés ? Regardez plutôt la TRISTESSE, pour ne pas dire franche ringardise, de la majorité des pièces proposée par des "spécialistes" comme Ulla Popken, 46 et +, Oliver Jung, Famaiks, Dorothy Perkins ou encore Violeta by Mango !

#lennui

Oui, okay, y'a deux ou trois basiques sympas et utiles, et parfois une pièce qui sort du lot, j'dis pas. Mais globalement ça reste du classique ultra-sage, ou des trucs amples ni faits ni à faire pour cacher le plus de gras possible. En somme, un éternel catalogue des 3 Suisses, porté par des mannequins taille petit 44 sur un 1,80m avec poitrine généreuse, ventre plat, visage et bras fins, jambes élancées. Et vous osez parler de diversité, choix ? C'est pas parce qu'on est gros.ses qu'on est des dindes non plus hein.

On peut taper sur Cristina Cordula et son obsession des collants opaques pour les rondes, et autres absurdités grossophobes tant qu'on veut, mais faut voir ce qu'on propose en magasin pour les grandes tailles aussi ! Difficile de dire qui a commencé les hostilités contre les corps gros, à ce compte là... Quant aux marques et boutiques qui proposent des choses un peu plus trendy (mais surtout, sans excentricité ni piquant hein, faut pas déconner, sois grosse et fonds toi dans l'tas !) comme Castaluna, Balsamik (je vous en veux toujours autant pour votre pub moisie, sachez-le), Kiabi, C&A ou Asos Curves... reste l'universel problème de coupe.



"Pour créer un habit grande taille, il ne suffit pas de rajouter quelques centimètres aux extrémités du patron du futur habit"

Je ne saurais mieux formuler les choses que mon amie Nina, qui en parlait déjà ici, sur son blog, et qui avait si bien illustré la chose à l'aide de dessins, donc je reprends sa phrase, qui résume bien le problème des fringues dites "plus size".

Ayant reçu une grande grande grande quantité de témoignages, il me semble compliqué de tous les publier ici, surtout que beaucoup se recoupent (j'en poste quelques extraits ensuite). J'en ai donc fait une petite synthèse, pour essayer de survoler l'ensemble de manière _à peu près_ ordonnée.

Pantalons/jeans/shorts

Le problème qui revient souvent pour les pantalons "plus size", c'est qu'aussi "taille haute" ils soient étiquetés, ils peinent à dépasser le stade du nombril, et pour celles qui ont un creux entre les hanches et le haut des cuisses, ça signifie qu'un futal stretch finira calé là, faisant un beau "muffin top".

Et c'est sans mentionner que tous ces volumes que les fabricants n'ont pas prévus en concevant ces vêtements, ils doivent bien se caler quelque part : donc on se retrouve avec des plis disgracieux au niveau de l'entrejambe (pour le short, ça veut dire qu'une jambe sur deux  remonte vers l'intérieur des cuisses lorsqu'on marque, c'est aussi confortable que "joli" !)... Et donc un tombé "feu de plancher". On a aussi le souci inverse : non, toutes les grosses ne sont pas grandes, avec des jambes interminables. Certes, on peut retoucher la longueur, mais ça bousille souvent la coupe ensuite. Sans parler de l'investissement de temps et d'argent dans cette procédure.

Vient ensuite la problématique du rapport taille/cuisses : quand on arrive à passer le jean sur ses cuissots, il y a 15/20cm de trop au niveau de la taille pour celles qui ont la taille marquée. Inversement, celles qui ont du ventre avec des jambes fines se retrouvent avec un baggy qui leur coupe le bidou. Et non, la ceinture n'arrange que très rarement la situation : cela créé des plis et des volumes supplémentaires, qu'on est obligées de masquer avec un tee-shirt long et ample ou une tunique, adieu crop tops...

Petite parenthèse sur la résistance du textile au niveau de l'entrejambe. Quand on n'a pas de "thigh gap", les cuisses se touchent. Donc quand on marche, ça frotte. Et on se retrouve très vite avec des trous dans cette zone, en particulier lorsqu'on a de fortes cuisses. C'est pas l'tout d'habiller un corps immobile, il faut aussi le penser en mouvement.

Enfin, mettez-vous d'accord sur les tailles. Car on est très souvent obligées de prendre deux à trois tailles supplémentaires pour pouvoir fermer son fute. Même pour celleux qui ont fait la paix avec l'idée d'être gros.se, c'est une plaie.



Jupes

Quand on arrive à trouver une jupe qui ne soit pas forcément en dessous du genou (certes, c'est la mode des jupes midi mais on a aussi envie de porter plus court parfois, merci bien), on se retrouve souvent avec une longueur idéale devant... et la culotte à l'air derrière. Oui, un cul, ça prend de la place, la plupart du temps, surtout lorsqu'il est gros, il serait temps de penser vos fringues en 3D les gars !

Quant à certains modèles près du corps... il serait bien utile de les coudre de telle manière à ce que la doublure, ou l'ensemble, ne remonte pas dès que l'on met un pied devant l'autre. Si on voulait une micro-jupe, on l'achèterait telle quelle. Nous ne sommes pas des statues de cire : nous nous déplaçons, et les vêtements doivent suivre.

Robes/Tops

Pour les robes, le problème des volumes non pris en compte par celleux qui prétendent habiller les "beautés colossales" est doublé. Entre la poitrine et le cul (et aussi le ventre, parfois) : toute la longueur disparaît. On se retrouve donc avec des tuniques que l'on doit porter avec un short... Quand elles sont à la bonne longueur, il arrive souvent que le bas soit trop petit, le haut trop grand, et que l'on se retrouve avec un gros pli vide au milieu, au niveau du ventre.


Que l'on parle d'une robe, d'un tee-shirt ou d'une chemise, les grosses aux bras épais ont bien du mal à frayer leur chemin au niveau des manches, ou de ne pas avoir la circulation coupée par ces dernières. Ne faites pas forcément des manches chauve-souris non plus mais anticipez quand même que les grosses ne sont pas toutes à l'image léchée de la plupart des mannequins "plus size" qui le sont à peine.

Vient ensuite le souci des seins. Toujours dans un souci de volume, prévoyez de la marge, ou un tissus un minimum élastique, pour qu'une taille empire ne vienne pas nous couper les tétons, ou qu'une taille "à la taille" ne nous arrive pas juste en dessous des seins... comme une taille empire, justement. Bref, pensez à faire de la place pour nos nichons. Gros ou moins gros, les plaquer c'est ni joli, ni conforable. Pis gaffe à la profondeur du décolleté, aussi, siouplait. Mis à part ces inconvénients, quand le reste de la robe tombe bien, c'est surtout un gâchis (et une frustration) sans nom !

Sous-vêtements

Cher.e.s fabricant.e.s de culottes : rajouter du tissus en longueur, c'est pas le secret d'une grande taille qui arrivera à couvrir un gros boule en entier. Y'a des courbes à prendre en compte, merci de faire une ou deux coutures de plus pour y remédier parce qu'on en a marre d'avoir la raie à l'air. Quant aux culottes taille haute, on peut à la rigueur se résigner aux modèles "mémérisants", mais ayez au moins la décence de coudre l'élastique avec du fil un tant soi peu résistant, car les trous au bout de quelques semaines, c'est vraiment pas cool.

et en plus c'est pas confortable !

Pour les rares marques dépassant la taille 4 en matière de collants, la copie est à revoir aussi. Prévoir de la place pour les cuisses, c'est bien, mais traficoter une taille haute sans laisser de place au bidou et au bouli, ça te donne soit un machin trop long devant/trop court derrière, qui glisse, soit une taille qui roulotte jusqu'à aller se caler sous tes hanches... (quand ça ne finit pas sur tes genoux ou par terre). Quant aux bas et chaussettes hautes, même quand elles ne sont pas en "taille unique" (c'est à dire pas portable au delà du 38), leurs concepteurs.trices semblent avoir zappé qu'une cuisse dodue est souvent plus large que le mollet qu'elle surplombe. Donc bonjour bourrelets douloureux et roulottages foireux !

Gros chapitre pour finir : le soutif. Si on différencie bonnet et tour de dos, c'est pour une bonne raison. Parce qu'on peut être gros.se avec de petits nichons, ou mince avec de gros lolos. Pourtant, on se retrouve toujours à choisir entre la peste et le choléra, si j'ose dire : avoir un bonnet adapté mais le dos scié, ou un tour de dos confortable avec un bonnet à moitié vide. Variez vos propositions, nom d'un ienche !!! Et naturellement, voilà quelque chose de bien embêtant quand on se choisit un maillot de bain en deux pièces (ouais, on est grosses et on a autant le droit d'en porter que les minces !). Déjà qu'il est compliqué de se trouver un haut convenable, pour peu que la vente ne se fasse pas séparément, celles qui ne taillent pas pareil en haut et en bas sont marron !

Chaussures

Last but not least : les pompes.


Trop peu de marques pensent à proposer des modèles "pieds larges", ou l'on arrive à marcher sans avoir la circulation coupée, les doigts de pieds écrasés ou des ampoules à cause de lanières trop serrées. Parce que oui, parfois, nos pieds aussi sont grassouillets, et c'est pas à vous de décider de nous punir de notre non conformité en nous obligeant à marcher pieds nus. Quant aux bottes... Nous n'avons pas tou.te.s des mollets fins, ce serait bien de l'intégrer un jour. Parce que la bise venue, ben on se retrouve bien dépourvues. Et je reste polie.

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Perso, j'ai expérimenté environ 90% des choses sus-mentionnées au cours de ma vie, donc beaucoup très régulièrement. Et histoire que les marques aient du grain à moudre (oui oui chuis utopiste et optimiste, je me dis que certaines personnes concernées liront un jour ceci...), je poste aussi quelques extraits des commentaires et messages que j'ai reçus sur les ressentis et expériences qu'ont les gen.te.s qui portent leurs "produits". C'est bien beau de vouloir faire du fric, mais le "service rendu", où qu'il est ??! Chères marques "fat friendly" : vous bâclez votre taf !



Témoignages sur les failles de la mode "grande taille"

(comme j'avais parfois des noms, parfois des pseudos, j'ai préféré laisser ces témoignages anonymes, mais la majorité sont visibles, et encore plus complets, dans les liens que je posterai un peu plus bas)

"C'est suffisamment complexant de chercher un 46/48 mais quand en plus on doit taper dans du 50 voire 52 parce que la marque taille mal... Franchement démoralisant"

"Quand iels s'imaginent que parce que tu fais du 46 t'as forcément des jambes d'1,30 m. Mais si tu fais des bords à ton pantalon, ça bousille toute la coupe."

"Choisir entre respirer et porter un haut trop grand à cause de tes boobs"

"Entre les boutiques mémères qui vendent un pull a ma taille a 150 euros ou celles qui dépassent pas la taille 42, j essaye quasi plus a m habiller stylé. J'essaye de m'habiller tout court."

"Je fais du 48 au niveau des fesses, j'ai une taille très marquée, et je fais 1m74. Donc quand ça ne rentre pas en largeur, c'est trop petit en hauteur, ou trop évasé au niveau de la taille. Donc je trouve rarement ce que je veux, alors que j'adore acheter plein de fringues. Je suis obligée de me rabattre sur des Ebay chinois en taille XXXXL !!!"

"Je vais arrêter les pantalons je crois. Tout simplement. Comme beaucoup, je cherche des tailles hautes. Qui n'existent pas. Ou, quand elles existent, ah ah, vive la coupe mamie. Ou les jambes 40 fois trop longues. "

"Les modèles "plus size" vendent une image à mon sens encore plus déformée de ce qu'est une femme "ronde" que les modèles des lignes lambdas donnent du corps de la femme en général. Les mannequins sont certes jolies à regarder, bien lisses, incroyablement fermes, avec un ventre plat, mais elles me renvoient encore plus une sensation d'anormalité quant à mon corps et surtout un immersion sentiment d'hypocrisie de cette industrie. Personnellement, je ne trouve jamais de vêtements s'adaptant à mes fesses ou à ma poitrine qui ne fassent pas un effet difforme sur le reste de mon corps. Même si on en est plus aux lignes plus size à base de chemises longues et fluides à motifs fleurs exotiques, on est quand même loin de vêtements harmonieux et pas seulement inutilement larges..."

"Je ne peux mettre qu'un 46 à cause de mon ventre rond, mais j'ai des mollets minuscules, et ça fait des poches affreuses aux genoux. Et puis j'ai abandonné l'idée de mettre un jean à boutons depuis longtemps, j'ai littéralement déjà saigné à cause d'une fermeture éclair qui me serrait trop. Quand aux soutient-gorges, quand les bonnets sont à ma taille 105E, les bretelles baillent et ne soutiennent rien du tout !"

"Moi je trouverais jamais de jean qui ne me scie pas le bide/hanche et qui m'aille joli en même temps.. Soit ca va aux niveau des chevilles/mollets/genoux/cuisse mais les fesses et le ventre font la gueule, soit mon bidou est à l'aise mais c'est beaucoup trop large au niveau du reste."

"J'ai donc toujours 10cm de tissu en bas et que je dois faire raccourcir à chaque fois . Sans compter les fausses tailles hautes où il faut limite porter des bretelles pour ne pas que ça poche aux fesses. Je dois avouer quand même que ça fait du bien d'avoir enfin des tailles hautes dans les magasins après des années de tailles basses à la mode mais pas pour les femmes avec des fesses et des poignées d'amour"

"e fais une taille 52, j'ai vraiment un corps en forme de huit avec une poitrine et un fessier très développés et une taille très marquée. Il y a quelques années, je me suis lancée sur le site Balsamik en me disant que je pourrais trouver mon bonheur dans les pantalons .... grossière erreur ! Quand j'ai commencé à enfiler le jean slim que j'avais commandé EN TAILLE 52, impossible d'aller plus loin que mi cuisse ! J'ai fait essayé ce même jean à une de mes amies qui fait du 40-42 et Ô rage, il lui allait ! Il était large au niveau du ventre et des hanches (mon amie n'ayant pas les hanches très développées) mais les jambes lui allaient à la perfection. Dégoûtée je n'ai jamais osé envoyer une réclamation au site de peur de trop les insulter. Chaque femme a une morphologie différente mais les vêtements dits "curve" non aucune forme et ne conviennent à personne. C'est tellement difficile de s'habiller et de se sentir bien avec ce genre d'histoires qui arrivent trop fréquemment."

"Je fais du 48 mais ça passe toujours difficilement puisque mon ventre est trop gros pour tenir dans les tailles hautes, les robes et les tee-shirts. Du coup, j'ai renoncé aux robes, je porte des tee-shirts très vieux et distendus ou ceux achetés chez Celio (très jolis mais pas très variés) et mes tailles hautes glissent sous mon ventre. Complètement inutiles"

"Mon plus gros problèmes c'est de trouver de jolis collants et a ma taille car je suis grande et même si je prend ma taille (XL) et bien la plupart s'arrêtent aux cuisses."

"Je fais un bon 48. J'ai commandé un 48 un 52 et un 54 homme ... J'ai tout renvoyé et j'ai mit C&A au défi de mettre un 44 dans leurs pantalons"

"J'en peu plus des retours de paires de docs parce que leurs modèles nouveaux et bon marché sont trop étroits et ne me parlez pas des chaussures pour pieds larges qui sont en fait plus longues mais pas plus profondes. Bref, en faisant un 52/54 j'arrive à peu près à m'habiller parce que j'ai intégré que je ne ferai jamais les magasins avec mes copines mais que je connais mon corps et les habits qui lui vont et je peux être pas mal avec des fringues des internets MAIS PUTAIN LES CHAUSSURES !!! Je veux porter les jolies chaussures confortables et pas des sandales allemandes le reste de ma vie."

"La joie de la jupe avec une coupe identique du 34 au 54 et qui du coup offre une vue sur tes fesses car pas d'ampleur pour le cul cul bombé !"

"Faire un bonnet H avec une taille fine et un petit mètre 60 est loin d'être facile, alors qu'on a plutot l'impression que cette image est gravée dans codes de la "sexitude" ! Obligee de prendre 2 tailles au dessus pour des coupes jamais adaptée, qui donne des tissus tendus comme un string à la poitrine et le reste qui baille partout parce bien trop grand...et les chemises n'en parlons pas ! Et cest partout pareil ! Pour les soutifs aussi, ca comment à peine a se démocratiser mais impossible de trouver du 80E et + par exemple, avec un soutien inexistant (bien sûr 2 crochets derrière sont plus "discrets" 😒 mais ils ne servent à rien...)"

"Et la longueur des robes pour les nanas d'1m85 on en parle ? Je n'ose plus aller en shopping de peur de trouver des tuniques a la place de jolies robes qui pourraient mettre mes gambettes en valeur pfff"

"En commandant des robes sur un site en ligne hyper populaire, je suis restée bloquée dans le 46 et le 48 flottait joyeusement sur moi, tel un sac à patates. Les collants qui roulent sur le ventre et te font un pneu de vélo autour de la taille/du bas-ventre et qui entraîne ta culotte (qui ne couvre pas entièrement le boule non plus) avec, c'est malheureusement un classique, tout comme les robes ou tops écrase-poitrine mais larges au niveau du ventre. Je ne mets jamais de jeans et de pantalons, parce que je ne trouverai pas ceux qui iront bien avec ma morpho en O, donc je me rabats sur les robes et jupes quand c'est possible, mais c'est parfois franchement galère de trouver 1) un truc qui me plaît 2) à ma taille (ou à défaut, qui semble à ma taille) 3) à un prix abordable 4) qui finalement me va sans que je me dise "Attends, là ça serre, là ça baille, mais à défaut de mieux, je prends""

"On en parle de ces boutiques où à peine passé la porte on s'entend dire par une voix condescendante qu'on ne trouvera pas notre taille? Ou de cette même voix condescendante qui t'explique que pour leur marque le L correspond à un petit 40?"

"Je pensais avoir trouvé mon bonheur avec les mom jeans mais j'ai quand même du le retoucher à la taille et ensuite impossible de rentrer dedans! Le comble - je vais chez Levi's, car je me souviens qu'il y a quelques années ils avaient des coupes différentes en fonction de la morphologie (dans mon cas, hanches rondes et taille plus fine = bold curve)... Et le vendeur me dit "nan on les fait plus, maintenant on a un jean qui va à tout le monde!" ahah, lol. Ce monde de Bisounours.""

"Ce qui m'arrive souvent c'est de prendre des vêtements grande taille et me retrouver les bras coincés. Par exemple acheter une robe taille 46 ou 48 et me rendre compte que les bras ne passent pas ou sont trop étriqués dedans alors que c'est ma taille...... Eh oui, parce que quand on est grosse, on doit au moins avoir la décence d'avoir des bras et des cuisses fermes !"

"Vive les soutien-gorge soi disant DD. Ils mettent tellement de rembourrage et un tour de poitrine tellement serré que j'ai le saucisson autour de la bande, et les seins qui débordent à moitié. Avec le superbe effet coupé "j'ai des bourrelets aux nibards"."

"Oui, les grosses ont tendance à avoir des grosses cuisses, donc les cuisses qui se frottent.
Faire les coutures entre les cuisses avec du fil à peu près aussi solide que du fil de toile d'araignée, EVIDEMMENT QUE CA VA CRAQUER AU BOUT DE DEUX SEMAINES, BOUGRE DE BOULETS !"

"Quand je veux acheter des fringues + size mais que sur le site la modèle fait un 36 à tout casser."

"Ils n'ont pas encore compris que certaines femmes ont des grosses fesses et du coup que ça devrait être légèrement plus long derrière que devant ! Après je me retrouve avec les gens qui me disent "t'avais envie de montrer ta culotte"... Non juste mes jambes en fait, mais faut dire ça à ma robe mal taillée..."

"Le soutien-gorge grande taille ok mais qui ne propose que des grands bonnets (bah oui t'es grosse donc tu dois avoir forcément des gros seins)"

"Les culottes grande taille qui sont affreuses pour les gens qui ont du bide. Le ventre passe par dessus, on est saucissonnées dedans. Et les RARES marques qui sortent de vraies culottes qui sont confortables sont de tellement mauvaise qualité que j'ai des trous partout autour de l'élastique."

"Le tour de bras : à croire que les fabricants pensent que toutes les femmes font le même tour de bras qu'elle fasse un 38 ou un 50"

Vous pouvez retrouver la majorité de ces témoignages, plus longs, au milieu de bien d'autres encore ici, ici aussi, et encore là. Ainsi que par ici, par là et encore ici.

Quelques suggestions pour les marques voulant VRAIMENT habiller les gros.ses

Voilà, si des personnes dont le métier est de créer des fringues "plus size" me lisent, j'espère que vous avez pris la mesure de vos erreurs, de votre manque de considération et de respect pour votre "cible", pourtant difficile à louper tant elle est large. Parce qu'il y en a un peu marre de se demander sur quelle galaxie on pourrait bien s'exiler pour arriver à couvrir nos gros culs avec un minimum de swag, m'voyez ?

Quand je cherche une fringue "plus size" bien taillée et bien coupée.
Vous voulez faire mieux ? Je l'espère. Voici donc quelques conseils d'ordre général, mais attention, ça va piquer tellement c'est novateur (lol) : arrêtez la "taille unique", faites moins de modèles, sortez moins de collections (oui je sais, ça pique, c'est pas très croissance/consommation/capitaliste/toussa comme raisonnement, mais lisez quand même) MAIS proposez chaque pièce dans TOUTES les tailles. Parce que oui, figurez-vous qu'on peut être mince et avoir envie de sobriété ou de choses amples aussi bien qu'on peut être grosses et avoir envie de porter du court, du chatoyant. C'est pas à vous de juger ce qui est "flatteur" pour tel ou tel corps. Laissez-nous le choix, vous s'rez bien aimables.

Mais comme vous avez pu voir ci-dessus, la taille de confection n'est pas l'unique facteur à prendre en compte : les morphologies jouent aussi énormément. Donc variez vos propositions dans ce sens là (puisque vous proposez moins de modèles différents, vous avez le temps, la place et les sous pour les décliner par coupes) : faites des fringues étudiées, coupées et cousues pour les petit.e.s minces, les petit.e.s gros.ses, les grand.e.s sveltes, les grand.e.s et dodu.e.s, les minces aux gros boobs et vice-versa, les gros.se.s aux petits eins' et inversement (alors oui, Balsamik a fait un essai timoré de ce concept, mais peu concluant selon les retours que j'ai eus). N'oubliez pas d’étiqueter tout ça comme il faut et de faire appel à des mannequins aux physiques correspondants pour les présenter (et de faire essayer vos prototypes à des non-mannequins, histoire de voir si "ce qui dépasse" est bien pris en compte). Bref, efforcez vous de saper et représenter tout le monde convenablement _sortez moins de nouveautés toutes les deux semaines pour compenser_ sans stigmatiser tel ou tel physique. Cela fera moins de gâchis, plus d'heureu.ses.x et je suis assez sûre que ça n'amputera pas, au contraire, votre sacro-saint chiffre d'affaires.

Faites pas cette tête, du XXS au XXXXXL, c'est vraiment comme ça que fonctionnent de nombreuses boutiques en ligne (citées plus haut) qui ont une approche body positive de la chose ! Certes, à une échelle bien moindre que la grande distribution, mais c'est toujours infiniment mieux que les sweatshops. D'ailleurs, j'en profite pour dire à la "mode éthique" qu'elle me déçoit, car elle reproduit les mêmes travers élitistes et grossophobes que la "fast fashion" en ne proposant que des petites tailles, sur les mêmes mannequins blanc.he.s, minces, cisgenre, jeunes et valides... dans le but de n'habiller que celleux qui correspondent au "modèle unique" de beauté. On y r'vient, à ce problème, qui fait aussi que même les minces galèrent par moment à trouver des fringues bien coupées parfois : forcément, si on ne coud que pour une morphologie/taille, y'a un moment ça va coincer parce que gros.se ou mince, on est tou.te.s bâti.e.s différemment. Et 'faut pas être Einstein pour le comprendre.

Beaucoup seraient prêt.e.s à mettre plus cher pour une fabrication plus respectueuse et un résultat plus qualitatif, en consommant moins le reste du temps, mais pour des initiatives qui auront vraiment le courage de se mouiller jusqu'au bout. Parce qu'en attendant, c'est quand même chez Primark qu'on me conseille d'aller pour trouver un jean à ma taille et pas trop mal coupé, par exemple, et je sens que je vais plus résister longtemps. Malgré mon envie de consommer mieux, parce que j'ai quand même envie d'avoir les fesses couvertes en attendant que vous vous sortiez les doigts, figurez-vous. Et chuis loin d'être la seule. Enfin j'dis ça comme ça hein... Allez salut !




PS : Un grand, un gros, un énorme merci à tou.te.s pour vos témoignages et désolée d'avoir mis autant de temps à publier cet article !

PPS : J'finis sur une note body posi... Souvenez-vous que c'est aux vêtements de s'adapter à nous, et non l'inverse, même si on a réussi à nous le faire croire : c'est pas ton corps qui cloche, c'est la société d'image et de consommation. T'es parfait.e ! Change rien, sinon le monde.




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